Best of des meilleurs moments de Jacques-Henri Eyraud à l’OM

Le 24 Mai 2021ActuOlympique de Marseille Best of des meilleurs moments de Jacques-Henri Eyraud à l’OM

« Les records sont faits pour être battus » disait Tony Stark dans Iron Man. Si Vincent Labrune avait placé la barre très haut pour être le président de l’Olympique de Marseille le plus haï de l’histoire par les supporters, il ne s’attendait guère à voir ce record pulvérisé par son quasi-successeur à la tête de l’OM. Les supporters les plus pointilleux auront détecté dans le « quasi » l’éphémère épisode Giovanni Ciccolunghi. Vincent Labrune, comme tout gros pébron de la com’ du XXIème siècle nous avait été présenté comme « L’expert » en communication du clan Louis-Dreyfus. Et comme tous ceux vendus comme tel au grand public, toute cette expertise acquise dans une ou plusieurs grandes écoles est souvent venue se fracasser sur le mur brut et inflexible du bon sens populaire. Hélas pour lui, la « vraie » vie, celle des « vrais » gens aime donner des leçons de modestie aux cyniques qui ont fait profession de manipuler les masses. Ce fut le cas notamment lorsqu’il décidât de retirer les numéros 28 et 21 portés par Mathieu Valbuena et Souleymane Diawara lors de leur passage à l’OM. Tradition importée des « States », of course, qui consiste à ne plus utiliser le numéro d’un joueur de légende qui a marqué à vie le club de son empreinte. Or si Valbuena et Diawara furent des joueurs importants de la période 2010, la médiatisation d’un tel égard à leur endroit a donné aux supporters une sensation ambivalente et complexe, entre hilarité et chagrin. Pire, le fiasco revint lui exploser en pleine tronche lorsqu’un an plus tard Mathieu Valbuena rejoignit les rangs de l’ennemi lyonnais et fut accueilli au stade avec une marionnette pendue à son effigie dans les tribunes. Ironique, cruel et savoureux.

En 2016, Jacques-Henri Eyraud, fossoyeur en devenir du magazine Paris-Turf et expert plus moderne version « start-up nation » de la communikaïcheun’ digitale prend la tête de l’Olympique de Marseille sous le contrôle de l’actionnaire principal Frank McCourt. L’élève, dont tout le monde était loin de se douter à quel point il était loin au-dessus du maître a profité de ces 4 années en tant que président pour nous livrer une performance, que dis-je ? Une masterclass de ce que les journalistes appellent des couacs, que lui-même appelle des maladresses et qu’à Marseille nous appelons des saucisses. Florilège.

Le Champions Project

La marque des grands génies, c’est de frapper fort d’entrée. Trop heureux de sortir enfin de l’ère Labrune,  la plupart des supporters se serait largement contentée (dans un premier temps au moins) d’un projet visant à placer durablement l’OM dans le top 3. Mais JHE, lui, ne joue pas « petits bras ». Non, s’il est à la tête d’une équipe de foot c’est seulement pour être – au minimum – champion de France. Peu importe qu’il y ait dans le même championnat une équipe avec un effectif à UN MILLIARD d’euros comportant entre autres Zlatan Ibrahimovic, Angel Di Maria, Marquinhos et Edinson Cavani. Avec l’arrivée de Rudy Garcia, Payet, Evra, Sanson et Sertic, nous voilà en route pour concurrencer les Qataris ! Ainsi est né le « Champions project ». Toute l’essence véritable de ce projet était déjà révélée dans ce slogan : outrance, suffisance et ignorance, le tout emballé dans un anglicisme absurde. « À Marseille dire, c’est faire rire et faire, c’est faire taire !» avait-il ajouté.  LOL alors, comme ne disent déjà plus les jeunes depuis longtemps.

L’intégration forcée

Expérience de pensée : Imaginez-vous devoir intégrer un groupe d’alsaciens. Vous viendrait-il à l’idée de vous planter au milieu du dit groupe et de lancer : « Vous et moi on est pareils, je connais par cœur la recette de la choucroute !» ? Croyez-le ou non, mais notre enfant prodigue ose tout et c’est même grâce à ça qu’on le reconnaît. Lors d’une interview, alors qu’un journaliste le lance sur son admiration pour le groupe IAM, le confiant JHE se lance dans une interprétation des Bad Boys de Marseille (qui soit dit en passant est issu d’un projet solo d’Akhenaton en collaboration avec la Fonky Family et non d’IAM à proprement parler mais passons) en slam, pour nous offrir l’une des séquences les plus gênantes de sa présidence.

JHE reprend les Bad boys de Marseille

Les bienfaits de la tisane… froide.

À l’été 2017, alors que les supporters s’inquiètent de ne compter que Valère Germain comme recrue, JHE nous gratifie de l’un de ses fameux powerpoint dont il a le secret. Vers la fin de la présentation, surgit une « slide » (C’est comme ça qu’on dit chez les start-uppers) avec une boite de tisane « Nuit Tranquille » de la marque Éléphant. Il conseille aux supporters et aux journalistes médusés dans la salle de se faire une petite tisane pour calmer leurs angoisses. Laissez-moi vous aider pour l’interprétation : c’est une blague. Condescendante, certes, mais une blague que vous auriez tout de suite identifiée comme telle si vous aviez les codes de la start-up nation. Mais vous ne les avez pas. Vous n’avez pas fait science-po ni Harvard. Alors qu’ont fait les supporters et les journalistes ? Ils ont pris tout cela au premier degré. Ils se sont assis et se sont servi une tisane. Gorgée après gorgée, ils ont vu arriver les recrues du mercato en attente de voir apparaître sur leur smartphone de prolo l’esquisse du Champions Project et surtout le nom du « grand attaquant » tant espéré. Deux retours d’anciens joueurs (Thauvin et Mandanda), quelques idées (Amavi, Njie, Gustavo) mais toujours pas de Grantatakan. Puis vint cette défaite 6-1 contre Monaco qui déclencha le « panic buy » de Kostas Mitroglou. Le voilà, le Grantatakan. En y réfléchissant, elle avait peut-être un petit goût amer la tisane. Si j’avais su j’aurais pris un Pac-à-l’eau.

Si Jacques-Henri avait fouillé l’histoire du thé Éléphant, il aurait appris que c’est une marque marseillaise dont l’usine fut basée à Gémenos et dont les patrons qui souhaitaient délocaliser la production ont été chassés par un mouvement social massif. Ironique, vous avez dit ? Décidément ces prolos n’ont aucun respect pour l’élite.

Les messages dans le couloir d’entrée des joueurs : quand on tue quelqu’un on ne raconte pas sa vie.

Tout fier d’avoir récupéré l’exploitation du stade, Jacques-Henri, qui est passé par la com’ de Disneyland, se fait plaisir et y installe un son et lumière. Consulter les supporters qui font l’animation dans le stade depuis plusieurs dizaines d’années ? Vous rigolez ! Attendez on parle d’un son et lumière Hi-tech Dolby Surround Kino flash 3.0 là ! Un vrai show à l’américaine ! Il ne s’agit pas de quelques dizaines de chômeurs qui barbouillent des slogans pétés avec du PQ sur des bâches de chantier !

Toujours dans le mouvement, Jack-Henry refait la déco du couloir par lequel entrent les joueurs avec des fresques qui tentent désespérément de passer pour des graffiti et sur lesquelles on peut lire : « prépare toi à souffrir », « Fuis, il est encore temps », « Toi qui entre ici, abandonne tout espoir », « Bienvenue chez les fous », « tremble », « on craint dégun » et mon petit préféré : « Le seul Olympique qui compte »…

Oui le couloir a ressemblé à ceci…

Je me suis demandé ce qui avait bien pu pousser ce visionnaire à confier la déco du couloir à un CE1 et puis je me suis dit qu’il avait simplement appliqué l’adage prononcé par les publicitaires dans le fameux sketch des inconnus : Il ne faut pas prendre les gens pour des cons mais il ne faut jamais oublier qu’ils le sont.

Le cas Adil Rami : licencier est une question de méthode

Pour Jacques-Henri, un club de football est une entreprise comme une autre, il n’y a aucune raison pour qu’il ne soit pas géré comme tel. Et dans le business world de Jacques-Henri sa propre compétence se suffit à elle-même. Président ou patron est un métier en soi, peu importe la discipline. Si il fallait s’y connaître en parcs d’attractions pour bosser à Disney, en édition et en courses hippiques pour être à la tête d’un journal de paris sportifs ou en football pour être président d’un club de foot, ça se saurait !

Le risque malgré tout, lorsqu’on est à la tête d’un club de foot sans rien y comprendre, c’est de faire n’importe quoi au mercato en se faisant bananer par des agents par exemple. Pire, de se retrouver avec des joueurs invendables avec de gros salaires sous contrat. Et les contrats, c’est chiant. Il y a même des lois qui obligent à les respecter. En attendant une loi plus favorable sur la flexi-sécurité, Jacques-Henri use des bonnes vieilles méthodes éprouvées par les grandes entreprises : pour licencier quelqu’un il suffit de trouver un motif et le tour est joué. Rien ne vaut les classiques. Utilisé à plusieurs reprises, ce procédé atteindra le comble du ridicule avec le licenciement pour faute grave d’Adil Rami, défenseur en fin de carrière mais qui a tout de même rendu de fiers services à l’OM. Le bougre se verra mis à la porte du club pour avoir… participé à Fort Boyard sans l’aval de la direction. Pardon, sans avoir été greenlighté par son N+1.

Si les règles ne te conviennent pas, change les règles

En roue libre, Jacques-Henri n’a plus peur de bousculer les normes. « To think out of the box » comme on dit dans son monde. Ainsi, en avril 2019 lors d’un “sommet start-up et innovation” (sans déconner) à Aix, il propose que les buts marqués de 30 mètres et plus comptent double. Comme dans un mode spécial du jeu FIFA.

“Oui oui, Jacques-Henri, on étudiera ta proposition lorsqu’on aura statué sur le goal volant, la gamelle et le chou-fleur pour determiner les équipes en début de match… ”

JHE lance une propale

Head of mon vier

Dans le monde de Jacques-Henri, il n’y a pas de directeur ou de responsable. Ces termes ringards nous renvoient à un autre siècle. Merde, on se croirait dans Germinal ! Non, Jacques-Henri recrute seulement des « Heads of ». Head of business, head of football… Bien évidemment, la recherche d’un tel poste passe par une publication sur LinkedIn, des fois que Luis Campos ou Monchi feraient défiler leur fil d’actualité LinkedIn à la recherche d’un CUI-CAE.

Il faut croire que ce plan si bien huilé a marché puisqu’il a fini par trouver en Hugues Ouvrard son fameux Head of business. Cela aurait pu bien se passer si des petits chenapans n’étaient pas allés exhumer des tweets dans lesquels il chambre l’OM et dévoile des penchants pour le club de la capitale. Effacés, mais trop tard. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, des petits malins en ont rajouté en créant de faux tweets exagérant son mépris pour l’OM. Il se défendra en disant que les seconds sont faux (ce qui est vrai) et les premiers « hors contexte ». Difficile d’imaginer dans quel contexte « C’est surtout les buts marseillais qui sont ouverts » et « Ici c’est Paris » sont des tweets compatibles avec le fait de travailler pour l’OM, mais dans le monde de Jacques-Henri, ce n’est pas un problème. C’est en fait même une qualité rare, ce qui nous mène au point suivant.

Il y a trop de marseillais à Marseille. C’est vrai.

Jacques-Henri s’est rendu compte que les employés de l’OM étaient tristes après deux défaites. Et une potentielle baisse de productivité à cause du moral, dans le monde de Jacques-Henri n’est pas envisageable. Alors que faire ? Améliorer les résultats sportifs du club ? Après tout on pourrait s’autoriser à penser dans les milieux autorisés que c’est son travail. Le SEUL travail qu’on lui demande vraiment d’ailleurs. Et voilà, FAUX ! Vous ne pigez rien au futur. D’ailleurs vous n’êtes même pas sur le même plan spatio-temporel que Jacques-Henri. Lui vous regarde depuis 2035. Faire gagner l’équipe, c’est difficile : il faudrait s’y connaître en football ou bien apprendre, travailler sur le recrutement, la formation… C’est long et compliqué pour un résultat non garanti. So let’s think out of the box : il suffit de prendre le problème à l’envers et de virer les supporters de l’organigramme du club ! Exit les « fans in a suit » ! Maintenant on peut passer tranquillement une série de 10 défaites sans que personne ne soit perturbé à l’OM ! Vous auriez pensé à ça vous ? Mais attendez, si on poursuit la logique jusqu’au bout on pourrait même enlever les supporters du stade ! Si vous retirez les supporters, il n’y aura plus personne pour chouiner sur les résultats sportifs ! Vous souriez ? Attendez…

Le projet Agora : on ne change pas une équipe qui fait match nul.

Si l’on ne peut pas licencier les supporters (mince, mais ce serait pas mal en fait … on étudiera la possibilité en même temps que celle du but à 3 points) on peut peut-être s’en débarrasser quand même. Mais pour cela il faudrait… un motif ! Et bingo ! Alors qu’une manifestation a lieu aux abords de la commanderie pour réclamer le départ du head of all heads (capo di tutti capi version start-up), une vingtaine de supporters entre dans le centre d’entraînement et causent des dégradations matérielles. Les groupes de supporters ont immédiatement déclaré qu’ils condamnaient ces agissements mais il était déjà trop tard. Jacques-Henri, depuis le futur, en profite pour envoyer un sondage orienté aux abonnés des tribunes chics en leur demandant leurs revenus (?!?) et à quel point depuis ces incidents ils ont peur, très peur ou la trouille au ventre de retourner au stade. Les groupes de supporters, eux, reçoivent une mise en demeure. En gros l’OM menace de mettre fin à la convention qui les lie au club. Jacques-Henri y est presque. Il dit vouloir « redéfinir le supporterisme ». La vache ! Le nom de ce nouveau projet ? (Dans le monde de Jacques-Henri tous les projets ont des noms) Agora. Traduction pour vous qui êtes dans le passé : « ça va 5 minutes les gros beaufs qui gueulent pour un oui pour un non, si vous pouviez laisser la place à ceux qui 1/ ont du pognon déjà et 2/ le dépensent en maillots, ballons, porte-clefs, hot dogs, fanta etc… Des touristes ! Voilà, barrez-vous et laissez la place aux touristes !

Si dans la Grèce antique l’Agora était la place principale de la cité, c’était avant tout la place du marché. Il suffisait de lire le titre en fait. Et d’avoir fait « futur » 2ème langue.

Vexé de ne désormais plus pouvoir traverser la ville sans lire des insultes à son endroit, Jacques-Henri se fendra d’une déclaration pour fustiger l’OM d’avant. L’OM « du chaos, des magouilles, des chroniques judiciaires » qu’il oppose à son OM à lui « transparent, ouvert ».

Le petit peuple ricane, s’insurge et le prince s’étonne, s’offusque même. Celui qui venait pourtant éclairer les béotiens de sa lumière est incompris. Pire, il est abhorré par ces ingrats. Mais comment expliquer un tel désamour ?

Bande de racistes !

Écarté du poste de président par Frank McCourt, Jacques-Henri n’a qu’une explication qui peut justifier une telle animosité à son égard : Il est victime d’un « délit de faciès ». il s’en est rendu compte lorsque Stéphane Tapie lui aurait dit « tu n’es pas comme nous, tu ne dis pas « je m’en bats les couilles » ». Outre le fait que nous sommes bien contents de savoir qu’il prend conseil auprès de Stéphane Tapie, Jacques-Henri, trop loin dans futur n’a pas eu accès aux archives qui lui auraient permis de savoir que jamais un président dans l’ère moderne n’a dit « je m’en bats les couilles ». Même pas Bernard Tapie ni Pape Diouf, pourtant adorés par la plupart des supporters.  Alors qu’est-ce que ça peut être ? Qu’est-ce que les supporters, les journalistes, les marseillais ont mal fait pour que Jacques-Henri, conférencier en développement de start-up, Head of everything, everyone and more à l’OM et voyageur du temps venu pour nous révéler le futur ne soit pas reconnu à sa juste valeur ? Les marseillais en voyant le Messi sauraient-ils seulement le reconnaître ? Mince ! Et si l’on avait brulé le prophète ?

L’histoire ayant une fâcheuse tendance à être injuste et cyclique, ce qui devait arriver à celui-qui-est-sûr-de-lui-mais-foire-tout arriva et Jacques-Henri a été promu. Le voilà passé au conseil de surveillance de l’OM. Il n’aura aucune « responsabilité dans le management opérationnel du club » et ne « tirera pas les ficelles dans l’ombre » assure Frank Mc Court. Ah bon ? mais alors que fait-il là ? Quelle est sa fonction ? Quelles sont ses prérogatives ? Et sa rémunération ? Des questions de quelqu’un qui ne connaît que peu le futur.

Un esprit à peine trouble-fête pourrait faire remarquer que si l’on jetais un œil à l’organigramme de l’OM en gardant les noms et en enlevant la fonction qui va avec, rien n’avait changé. Le même esprit, toujours taquin mais doté en plus d’un peu de mémoire pourrait se souvenir du fait que la dernière et seule fois où il a entendu parler du conseil de surveillance, celui-ci avait servi à faire évincer Pape Diouf, président compétent et adulé par les supporters. La manœuvre, au sein de ce conseil de surveillance avait été ourdie par un certain Vincent Labrune. Tiens, tiens.

Auteur de l'article :
Mathias Pujade
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