Voix de femmes voies singulières
Théâtre des Calanques
35 Traverse de Carthage 13008 Marseillepar Marion Coutris et Aurélien Nowak
poésie
Voix de femmes voies singulières
par Marion Coutris et Aurélien Nowak
La poésie donne de la voix !
Une saison en Poésie, pour dire le monde comme il se perçoit, comme il s’imagine, comme il bouge au dehors et au-dedans de chacun, chacune.
Mais aussi de quelle façon se crée la poésie, quels en sont ses contours, de quelle façon elle se distille dans notre quotidien, se propage et rencontre les synchronicités, jour après jour, qui nous rendent sensibles à ses signes, ses appels, ses urgences.
Un poème est mouvement. Celui des mots, des rythmes, des silences, la musique d’une voix, la cadence d’une respiration. Le poème véhicule des images, des sensations, des pensées libres, il s’adresse à chaque être et parle à tous, car il s’affranchit de l’obligation d’expliquer. Il est son propre message, fond et forme tout à fait confondus.
Au travers de ces 4 soirées dédiées au monde singulier, décalé, entre réel aiguisé et imaginaire illimité, des poètes contemporains et de toujours, les artistes associés au théâtre de Calanques ont souhaité aller au plus direct : les mots font sens, et donnent au monde sensible la couleur d’une humanité forte. Ils sont aussi combat, appel, amour, cri. Émerveillement ou incertitude.
Autour des thèmes « poésie au féminin », « désir », « poésie et humour » et « amour », se construiront 4 cartes blanches où acteurs-actrices et musiciens se mettent à la disposition des poètes choisis.
Première session : voix de femmes, voies singulières par Marion Coutris et Aurélien Nowak
Bafouées, ignorées, réduites à la place des muses ou celle des folles, les femmes en poésie ont été méticuleusement occultées de la littérature et oubliées de l’édition.
Il nous semblait évident de leur restituer une place centrale, et de permettre la découverte de textes demeurés souvent confidentiels, et qui frappent, pourtant, par leur pure beauté, leur force d’expression, leur violence parfois, inattendue.
Non, le féminin n’est pas synonyme de douceur éthérée, de contemplation idolâtre, d’âme sensible qui s’effarouche : elle est nourrie d’une exigence extrême à la mesure de sa difficulté d’exister, et nous saisit par sa capacité à s’affranchir des codes sociaux et de la bienséance qui, trop souvent, coupent les ailes des albatros en quête de liberté…
On entendra les mots de Louise Glück, Anne Sexton, Dorothée Volut, Sylvia Plath, Anna Akhmatova, Marina Tsvetaeiva, Forough Farrokhzâd, Alicia Gallienne, Evguenia Berkovitch et Andrée Cheddid accompagnés par le chant du violoncelle de Aurélien Nowak.
En savoir plus : https://www.theatredescalanques.com/poesie-au-feminin
- à partir de 20h30
| Libre | 1 € |
