Les 5 expos à la Friche de la Belle de Mai
La Friche La Belle de mai
41 Rue Jobin 13003 MarseilleCinq expositions et tout autant d’ambiances, de propos et de pratiques différentes, qui mettent à l’honneur la culture méditerranéenne, à La Friche la Belle de Mai, jusqu’en août et septembre !

Un seul billet d’entrée pour voir les 5 expos au tarif de 8 € :
Autoroute Tanger Marseille du 21 mai au 16 août !
Autoroute Tanger-Marseille est un projet de recherche-création porté par Think Tanger et mené sur trois ans (2023–2026) entre les deux territoires. Il s’est construit à travers un ensemble de dispositifs situés : résidences croisées, marches exploratoires, ateliers participatifs et formats d’enquête collective.
Il réunit une diversité de pratiques et d’acteur·ices des deux rives – artistes, paysagistes, urbanistes, habitant·es, artisan·es – pour interroger, à partir des expériences de terrain, les manières d’habiter, de traverser et de raconter le territoire. À travers ces démarches, le projet produit des formes sensibles, des récits, des images, des sons et cartographies, qui rendent compte des transformations urbaines et des dynamiques sociales à l’œuvre.
Les rêves n’ont pas de titre : du 21 mai au 27 septembre !
Présentée pour la première fois en France l’installation Les rêves n’ont pas de titre de Zineb Sedira, conçue à l’origine pour le pavillon français de la 59ème édition de la Biennale de Venise pour laquelle l’artiste a reçu la mention spéciale du jury est adaptée dans le cadre de la Saison Méditerranée pour le Panorama de la Friche la Belle de Mai.

Depuis 25 ans, Zineb Sedira développe une pratique sensible portant sur la migration, l’acte de raconter et les biais inhérents aux récits officiels. Ses films constituent une exploration archivistique approfondie de l’identité et de l’activisme culturel.
Au Panorama, l’installation, adaptée, comprend une salle de cinéma grandeur nature
projetant le film Les rêves n’ont pas de titre explorant l’interaction entre fiction et réalité,
l’artiste assumant à la fois les rôles d’interprète et d’observatrice. À travers un récit
autobiographique, elle relie des moments clés de sa vie à des événements géopolitiques plus larges, au cinéma d’avant-garde et à des expériences diasporiques.
Sur la frontière du temps, une relève méditerranéenne du 21 mai au 9 août !
Dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, l’association Parallèle, L’École(s) du Sud et quatre partenaires des écoles d’art et du réseau MIRAMAR — l’Académie Libanaise des Beaux-Arts, le centre DARET, l’Institut national des Beaux-Arts de Tétouan, et Les Ateliers Sauvages — s’associent pour porter Une Relève Méditerranéenne.

Sur la frontière du temps, une relève méditerranéenne réunit seize artistes issu·es des écoles des Beaux-Arts du Maroc, d’Algérie, du Liban et du sud de la France. À travers une pluralité de disciplines, leurs pratiques s’énoncent en regard de la Méditerranée — comme un lieu d’énonciation qui informe leurs préoccupations et depuis lequel iels agissent.
Sur les ruines les pierres fleurissent une expo spectaculaire du 21/05 au 27/09
Que se passe-t-il lorsque les modes d’articulation des mémoires et de l’espace politiquement construit, rencontrent à la fois une nécessité de savoir et un droit à l’oubli ?
Avec Sur les ruines, les pierres fleurissent, Abdessamad El Montassir, nous propose une plongée dans le désert et ses récits silenciés, qu’il envisage comme un ensemble archipélique, traversé de présences humaines et non-humaines, de mémoires enfouies et de temporalités disjointes. Un territoire vivant où les plantes, les arbres, les montagnes, le sable et le vent deviennent à leur tour des témoins actifs, capables de conserver et de transmettre ce que l’Histoire officielle laisse dans l’ombre.
Originaire du Sahara au sud du Maroc, Abdessamad El Montassir développe une pratique située à la croisée de l’art et de la recherche, dans laquelle le paysage n’est jamais une entité passive, mais un acteur à part entière. Ses projets s’ancrent dans une attention portée à ce qui échappe à la parole : celle des humains qui ne peuvent, ne veulent ou ne parviennent plus à témoigner, et celle, plus discrète, des entités non-humaines qui s’expriment dans des temporalités qui nous échappent. De cet intervalle naissent des récits fragmentaires, où la transmission se construit dans la rémanence.
L’exposition Sur les ruines, les pierres fleurissent réunit des œuvres récentes et de nouvelles productions qui invitent à suspendre le regard et à prêter attention à ce que révèlent les paysages. Elle propose une lecture renouvelée des territoires désertiques, non comme des espaces figés, mais comme un ensemble de constellations d’entités animales, végétales, humaines et minérales dignes
Jouer la montre du 21 mai au 27 septembre
À l’occasion de sa première exposition personnelle, Mona Benyamin présente à Marseille le volet inaugural d’un diptyque filmique inédit ainsi que trois œuvres vidéo antérieures.
Comme une invitation à entrer en mouvement, un rythme étrangement familier se diffuse dans l’espace d’exposition. Soutenu par le bourdon d’un violoncelle et le claquement d’une caisse claire, il se mue progressivement en une boucle répétitive. Tour à tour, puis en chœur, les voix de douze interprètes dont le visage n’est jamais dévoilé se superposent. Leur présence spectrale fait écho à celle, incarnée, de deux figures récurrentes dans les films de Mona Benyamin : ses parents. Michel et Nahia Benyamin sont tantôt stars de sitcom, de clip musical, de journal télévisé ou de film d’horreur.

S’inspirant de codes télévisuels qu’elle détourne, Mona Benyamin joue de registres comiques et tragiques pour raconter les récits de dépossession et de transmission intergénérationnelle des mémoires et traumas liés à l’expérience collective palestinienne. Le rire, pour l’artiste comme pour ses protagonistes, agit comme une potentielle stratégie d’adaptation et de survie psychologique face aux traumatismes de la Nakba.
- de 14h00 à 19h00
| du mercredi au dimanche | 8 € |





